Zut alors, si le soleil quitte ces bords.
A.Rimbaud




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vendredi 10 décembre 2010

Départ

Chanson souvenir

A l'arrière du train
La ville s'éloigne
Que l'adolescent
Quitte pour toujours.

Adieu les amis,
Les flirts de jeunesse,
Sur le quai d'la gare
Ils sont tous venus.

Que le cœur se serre
Quand le train démarre
Et que l'on sait bien
Qu'on n's'reverra plus.

Comme ils nous empoignent
Et qu'ils nous déchirent
Ces sourires en pleurs
Et ces mains tendues.

Faut-il se quitter
Pour savoir qu'on s'aime,
Et que des mouchoirs
Le disent pour nous ?

Mais bientôt la vue
D'autres paysages
Chasse de nos cœurs
La mélancolie.

On ne songe plus
Qu'à la vie nouvelle,
Au monde inconnu
Qu'on va découvrir.


Quand on a seize ans
On oublie si vite,
Aux pages tournées
On ne revient plus.

Ce n’est que plus tard,
Aux jours endeuillés,
Que le temps passé
Ressurgit en nous.

On voudrait revoir
Ceux qui sont partis
Pour leur dire pardon,
Pour leur dire merci.

Espérons qu'un jour,
Au delà du temps,
Tous ceux qui s'aimaient
Se retrouveront.

lundi 6 décembre 2010

L'affreux macho

(Chanson grossière)

Quand je vais dans la cuisine
Regarder faire la vaisselle,
J'aime à voir ma concubine,
En tablier de dentelle,
Récurer la poêle à frire
Et passer la serpillière.
Pour soigner ses mains câlines,
Je lui offre pour Noël
Un flacon de Palmolive
Et des torchons nid d'abeille.

Quand je l'amène au cinoche
Voir un comique troupier,
Au retour je lui reproche
De n'avoir pas rigolé.
D'une claque sur les fesses
J'essaie de la dérider.
Arrête de faire la tête,
Nom de nom restons français.

Le soir devant la télé,
A moi d'télécommander.
Elle voudrait voir Sissi
Mais j'aime // pas les chichis.
Au diable tous ces froufrous,
Regardons la Soupe aux Choux.
C'est une histoire où l'on pète
Pour plaire aux Extraterrestres.
C'est quand même plus rigolo
Que les films sentimentaux.

Quand au camping de la plage
Ca donne du transistor,
C'est nous les rois du tapage
Avec Nanar et Totor.
Prétextant une migraine,
Elle s'enfuit vers la mer
Mais vite je la ramène,
Allons ne fait pas la fière.
Ce Brassens que tu adores
Nous l'a chanté bien des fois
Tout pour les copains d'abord,
Ecrasez-vous les nanas.

Je vois bien qu'avec mes potes
Elle fait sa mijaurée.
Paraîtrait que la chochotte
N'aime pas le genre grossier !
Faudra bien qu'elle s'y fasse
Et quitte ses airs pincés
Car moi j'aime la belote
Et les histoires salées.

Comme dit le malabar
Qui programme nos loisirs :
Un cul est un cul Madame.
Après ça y a rien à dire.

mardi 16 novembre 2010

métropolitain

Paroles de chanson d’une angoisse à faire rire


Ce métro roulait sans cesse
Et ne s'arrêtait jamais.
Ce métro roulait sans cesse,
Ah que nous étions serrés.
Le chauffeur // était mort //
D'une cri ise cardiaque
Et la peur, le remords,
Entendez nos dents qui claquent.

Métropo, métropo,
Métropolitain sans guide.
Métropo, métropo,
Métropolitain suicide.

Au secours, stoppez la rame,
Implorent les passagers.
Plus vite crie la marmaille,
Ravie de cette équipée.
Les fraudeurs que la peur glace
Font serment d'honnêteté,
Jurant de payer leur place
Dix fois le prix du ticket.

Métropo, métropo,
Métropolitain s'entête.
Métropo, métropo,
Métropolitain funeste.

Sur les quais la populace
Se masse pour voir passer,
Ravagées par le désastre,
Nos faces épouvantées.
Craignons que dans ces tunnels
D'une noirceur infernale
Un déraillement mortel
Arrête notre cavale.

Métropo, métropo,
Métropolitain s'enrage.
Métropo, métropo,
Métropolitain sauvage.

Mais voici // que soudain //
Notre métro sort de terre.
Ironie // du destin //
C'est à la station Bel Air.
La vitesse s'accélère,
C'est un métro T.G.V.
Précipitant vers l'enfer
Sa cargaison de damnés.

Métropo, métropo,
Métropolitain s'emballe.
Métropo, métropo,
Métropolitain fatal.

Saisi de frayeur extrême,
Dans un appel angoissé,
J'ai crié maman je t'aime...
Et je me suis réveillé.